La psychophobie est un type de discrimination subie par les personnes neuroatypiques (autisme, haut potentiel intellectuel, bipolarité, schizophrénie...). C'est une oppression méconnue qui est pourtant omniprésente dans la société : les termes "fou", "taré", "malade mental", "autiste" sont par exemple utilisés comme une insulte ou comme synonyme de débile.
La psychophobie entraîne aussi énormément de préjugés sur les personnes souffrant de ces troubles : les autistes seraient tous des "débiles", les personnes souffrant de maladies psychiatriques (schizophrénie, bipolarité, trouble borderline, trouble dissociatif de l'identité etc.) seraient dangereuses. Cette idée est d'ailleurs largement véhiculée par les médias, puisqu'on s'empresse de qualifier de "fou" ou de "malade mental" toute personne commettant un acte violent, sans que cela ne soit justifié par l'état de santé du coupable. Ce genre d'affirmations est d'ailleurs plutôt démentie par les études : les personnes souffrant de troubles mentaux ne seraient impliquées que dans 3 à 5% des actes de violences (alors qu'elles représentent environ 25% de la population mondiale), en revanche elles sont 7 à 17 fois plus fréquemment victimes de violence que le reste de la population, en plus des violences auto-administrées : 12 à 15 % des personnes souffrant de troubles schizophréniques ou bipolaires se suicident.
Au delà des graves conséquences sur les personnes souffrant de troubles, qui sont constamment jugées, soupçonnées et parfois violentées, ces préjugés mettent aussi en danger le reste de la population, tout en protégeant les agresseurs : lorsqu'on parle de violences sexuelles par exemple, on entend souvent "je le connais, c'est pas un malade, il ferait jamais ça", ou encore "les violeurs ce sont des tarés !". Ce genre de comportements psychophobes contribuent à renforcer la culture du viol (on rappelle que 91% des victimes connaissaient leur agresseur, donc on est bien loin du psychopathe qui vous suit dans une ruelle sombre), tout en déresponsabilisant les agresseurs : un "malade" n'est pas responsable de ses actes, il est lui même victime de sa maladie.
La psychophobie entraîne aussi énormément de préjugés sur les personnes souffrant de ces troubles : les autistes seraient tous des "débiles", les personnes souffrant de maladies psychiatriques (schizophrénie, bipolarité, trouble borderline, trouble dissociatif de l'identité etc.) seraient dangereuses. Cette idée est d'ailleurs largement véhiculée par les médias, puisqu'on s'empresse de qualifier de "fou" ou de "malade mental" toute personne commettant un acte violent, sans que cela ne soit justifié par l'état de santé du coupable. Ce genre d'affirmations est d'ailleurs plutôt démentie par les études : les personnes souffrant de troubles mentaux ne seraient impliquées que dans 3 à 5% des actes de violences (alors qu'elles représentent environ 25% de la population mondiale), en revanche elles sont 7 à 17 fois plus fréquemment victimes de violence que le reste de la population, en plus des violences auto-administrées : 12 à 15 % des personnes souffrant de troubles schizophréniques ou bipolaires se suicident.
Au delà des graves conséquences sur les personnes souffrant de troubles, qui sont constamment jugées, soupçonnées et parfois violentées, ces préjugés mettent aussi en danger le reste de la population, tout en protégeant les agresseurs : lorsqu'on parle de violences sexuelles par exemple, on entend souvent "je le connais, c'est pas un malade, il ferait jamais ça", ou encore "les violeurs ce sont des tarés !". Ce genre de comportements psychophobes contribuent à renforcer la culture du viol (on rappelle que 91% des victimes connaissaient leur agresseur, donc on est bien loin du psychopathe qui vous suit dans une ruelle sombre), tout en déresponsabilisant les agresseurs : un "malade" n'est pas responsable de ses actes, il est lui même victime de sa maladie.