définition
L'écriture inclusive regroupe toutes les adaptations pour rendre la langue française plus égalitaire. On l'utilise souvent pour parler de personnes utilisant les pronoms neutres, de personnes dont on ne connaît pas les pronoms, ou de groupes de personnes utilisant des pronoms différents.
Les mots épicènes
Les mots épicènes s'écrivent de la même façon au masculin et au féminin. Ils sont très pratiques lorsqu'on a un doute sur la forme neutre d'un mot : "beau / belle / belleau" peut être remplacé par "magnifique", "superbe", "splendide"... Lorsqu'un adjectif n'a pas de synonyme épicène évident, on peut utiliser "une personne" (qui est toujours féminin) ou "quelqu'un" (qui est toujours masculin). Ainsi, plutôt que de dire "iel est belleau" vous pouvez dire "c'est une personne belle". Ainsi vous ne mégenrez pas votre interlocuteur, et c'est une façon très simple d'être inclusif.ve à la portée de touste.
Le point médian
Certains mots ne peuvent cependant être remplacés par un mot épicène. Pour pallier à ce problème, le point médian permet d'inclure à la fois la forme féminine et masculine d'un mot, séparées par un point : acteur ou actrice deviendra "acteur.ice", chanteur ou chanteuse deviendra "chanteur.euse". Cela permet de parler d'un groupe de personnes dont on ne connaît pas les pronoms ou qui mélange plusieurs pronoms tout en incluant toutes les personnes du groupe. Le point médian apparaît alors comme une alternative à la règle "le masculin l'emporte sur le féminin", règle historiquement récente et sexiste.*
Exemple : "ces enfants sont très bruyant.e.s".
Exemple : "ces enfants sont très bruyant.e.s".
Le genre neutre
L'écriture inclusive introduit aussi la notion d'un troisième accord, le genre neutre : ce genre permet de parler de personnes qui ne se reconnaissent ni dans les accords féminins ni dans les accords masculins, souvent des personnes non binaires, ou de groupes de personnes mélangeant plusieurs genres. Les pronoms neutres sont nombreux, les plus les plus connus sont "iel" et "ael" (they/ them en anglais). Il en existe cependant de nombreux autres ("xe", "fe" etc.). Afin de savoir quel pronom utiliser, il est nécessaire de demander à son interlocuteur.ice quels sont les pronoms qu'iel emploie.
Lorsqu'une personne emploie le pronom "elle", on doit accorder tous les noms et adjectifs qui se rapportent à elle au féminin ; il en va de même pour les personnes employant des pronoms neutres. Le neutre est souvent une contraction des formes masculines et féminines : belle ou beau deviendra "belleau", mon ou ma deviendra "maon" (qu'on peut prononcer [ma -on] ou [man]), le ou la deviendra "lae", acteur ou actrice deviendra "acteurice"... Pour les mots qui prennent simplement un -e au féminin, on utilisera le point médian ("iel est joli.e" par exemple). C'est assez pratique pour l'oral puisqu'il n'y a pas de changement à faire puisque le mot est épicène à l'oral. C'est moins évident pour des adjectifs comme "intelligent.e", où le -e n'est plus muet : généralement on prononce le -e après une pause : [intelligent... teu]. Pour les adjectifs en -é, on peut garder la forme épicène à l'oral ("fatigué.e") ou bien marquer l'accord neutre avec "fatiguæ" qu'on prononcera [fatigaé].
Lorsqu'une personne emploie le pronom "elle", on doit accorder tous les noms et adjectifs qui se rapportent à elle au féminin ; il en va de même pour les personnes employant des pronoms neutres. Le neutre est souvent une contraction des formes masculines et féminines : belle ou beau deviendra "belleau", mon ou ma deviendra "maon" (qu'on peut prononcer [ma -on] ou [man]), le ou la deviendra "lae", acteur ou actrice deviendra "acteurice"... Pour les mots qui prennent simplement un -e au féminin, on utilisera le point médian ("iel est joli.e" par exemple). C'est assez pratique pour l'oral puisqu'il n'y a pas de changement à faire puisque le mot est épicène à l'oral. C'est moins évident pour des adjectifs comme "intelligent.e", où le -e n'est plus muet : généralement on prononce le -e après une pause : [intelligent... teu]. Pour les adjectifs en -é, on peut garder la forme épicène à l'oral ("fatigué.e") ou bien marquer l'accord neutre avec "fatiguæ" qu'on prononcera [fatigaé].
Petit tableau récapitulatif des pronoms
Exemples :
- Maon copaine chante bien, j'espère qu'iel deviendra chanteureuse un jour !
- Mes ami.e.s sont vraiment belleaux, j'adore faire des photos avec elleux
- Cet.te acteurice est vraiment incroyable, j'adore comment ael joue !
- J'aime beaucoup comment tu es habillæ aujourd'hui, ça fait très distinguæ
Manipuler l'écriture inclusive n'est pas toujours évident au début. N'hésitez pas à vous entraîner ou à demander de l'aide !
Sources :
*"Lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte" (Bouhours , 1675) "Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle" (1767, Nicolas Beauzée). La règle n'est d'ailleurs réellement appliquée qu'au XIXème siècle (Le masculin l’emporte sur le féminin 8mars.info)